SOMMAIRE

LA NARRATION
CONCEVOIR UN SCÉNARIO
LES BONNES QUESTIONS A VOUS POSER
LES LEVIERS QUI MARCHENT
LE STYLE NARRATIF
DURÉE
RYTHME
LE SON
FOCUS SUR LES VIDÉOS D’ENTREPRISE
FOCUS SUR LES VIDÉOS DE COURS / MOOC

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LA NARRATION / SCÉNARIO

La conception/rédaction du texte est bien entendu l’étape vitale.
Tout découle de cette étape cruciale.
Un marqueteur chevronné saura rédiger un texte pertinent et efficace.
Vous devez répondre à ces questions ;
• Quelle est la réalité de vos prospects ?
• Quels problèmes cherchent-ils à résoudre ?
• En quoi vos produits ou services apportent-ils une aide précieuse ?
• Quels sont vos vrais facteurs différenciant par rapport à vos concurrents ?
• Que devez-vous faire comprendre à vos prospects pour qu’ils achètent ?
• Quels sont les facteurs clés qui créent la confiance ?
Pour maintenir l’intérêt de l’internaute qui consulte la vidéo et éviter qu’il abandonne prématurément sa lecture, la vidéo doit être bien construite et structurée.
Cela permettra d’obtenir un temps de visionnage (watch time) le plus long possible. Il faut aussi éviter de se lancer dans un tournage sans idée précise du contenu ou de son déroulement, au risque de ne pas avoir les éléments utiles au moment du montage.
Le texte des vidéos est conçu pour être lu, sans mot compliqué. Il a un style «parlé», avec des phrases courtes.
Vu qu’une bonne vidéo fait rarement plus d’1min30, vous devez vous restreindre à 200 mots maximum.
La chute de votre vidéo doit être bien conçue.
Vous devez avant tout mettre l’accent sur la qualité du contenu et du propos avant de vous lancer dans des vidéos de qualité professionnelle. C’est le contenu qui va garder l’internaute captif et l’amener à visionner votre vidéo jusqu’à la fin. Le sujet doit être intéressant et utile pour la personne qui la regarde.
Le scénario classique qui fonctionne bien est le suivant :
– Vous montrez au départ un personnage qui a « le problème que vos prospects ont ».
– Il doit être sympathique pour qu’on s’identifie à lui.
– Il cherche à résoudre son problème seul, mais galère…
– Puis il découvre votre solution et ses avantages clés.
– Vous focusez alors sur chaque bénéfices client important
– et vous faites a un moment une transition du type « vous aussi… »
– et vous incitez à rentrer en communication avec vous.
Commencez toujours la réalisation de votre script en pensant à la fin, et à ce que vous voulez que le client retienne…
Ensuite détaillez un maximum votre story board, car plus le travail en de préparation amont est bien fait, plus le résultat sera bien et rapide.
Il est  essentiel d’avoir du contenu qui “parle”, qui intrigue… le lecteur… Il ne doit pas s’ennuyer, vous devez enchainer les idées.
Faites des phrases très courtes, comme pour la radio, c’est 20 mots maximum par phrase… et 70 à 80 mots pour 30 secondes de vidéo maximum.
Ne mettez pas trop de texte dans votre video, à part quelques éléments clés pour les renforcer (problème, prix, ?,…).
Ne cherchez pas à dessiner tout ce qui est dit… Le dessin est un support, mais le client doit écouter la voix. Le dessin renforce, fait des transitions, affiche des chiffres… mais il ne fait pas tout ! Votre dessin doit être clair et simple, pas un fouillis !
Utilisez des bruitages pour donner un peu de vie au texte
Pour le discours, soit vous utilisez un ton directif (je vais vous montrer…) ou collaboratif (Nous allons voir…)
L’argumentaire le plus efficace suit généralement le déroulé suivant :
1/ présentation du problème,
2/ explication du pourquoi,
3/ proposition d’une solution
4/ appel à l’action (passer commande)

UN SEUL THÈME 
Assurez-vous d’avoir seulement un thème par vidéo. Ne vous éparpillez pas, car vous allez perdre l’intérêt de l’internaute. De plus, n’oubliez pas que les moteurs de recherche comme Google assignent un seul mot-clé à chacune des pages de votre site.
Une vidéo, un mot-clé. Si jamais vous décidez d’héberger votre vidéo à l’externe comme sur YouTube, assurez-vous que le titre et la description contiennent votre mot-clé afin qu’il soit bien répertorié sur ces plateformes.
Généralement il faut respecter un déroulé avec des péripéties, et une situation qui “fini” bien à la fin.
Une narration chargée d’émotions
La formule infaillible: optez pour un récit qui relate le triomphe d’un individu sur des difficultés qui semblaient difficilement surmontables.
Rédigez un véritable scénario. Votre histoire doit comporter une situation initiale, des péripéties et une conclusion heureuse. Utilisez cette technique pour captiver votre public: son succès est scientifiquement prouvé!
EX/ https://youtu.be/tU5Rnd-HM6A
Utiliser des Voix par dessus (Voice over) : N’importe quel iPhone, dans une pièce calme suffit pour enregistrer un bon texte.
Evidemment, vous devez choisir une voix plutôt enjouée, chaude, sympathique.
Tout bon orateur pourra enregistrer le texte correctement.

LES BONNES QUESTIONS A VOUS POSER
– OBJECTIF : Quel est votre objectif avec cette histoire ?
– IDÉE : Quelle est l’idée centrale à faire passer ?
– CIBLE : A qui parlez-vous ? Savez-vous ce qu’ils apprécient ? Quels sont leurs attentes sur le sujet ?
– CONTEXTE : Quel sera le contexte de lecture ? Combien de temps votre cible sera-t-elle prête à consacrer à la lecture de votre vidéo ?

INSCRIVEZ VOS MESSAGES DANS UNE NARRATION
Une bonne histoire suscite de l’intérêt et donne envie de connaître la suite !
Vous choisissez une histoire simple, avec une progression logique.

ACCROCHEZ LE LECTEUR DES LE DÉBUT
Démarrez votre histoire avec une accroche forte qui peut prendre différentes formes

LES LEVIERS QUI MARCHENT
– Le contraste, entre les personnages, les univers, les lieux, est un bon élément pour donner de l’intérêt à une histoire.
– Le suspens aussi : introduire un élément perturbateur (un danger, un ennemi, …) qui provoque des rebondissements dans l’histoire
– L’humour : très puissant, mais délicat à manier, car tout le monde ne rit pas des mêmes choses.
– Les surprises visuelles et sonores : important pour maintenir l’attention.
– L’inédit : ça peut être une façon de filmer sympa, un décor original, une situation
– La légèreté : aujourd’hui on veut bien s’informer et apprendre, mais en s’amusant !

LE STYLE NARRATIF

Il ne s’agit pas de rédiger de façon formelle ou logique, comme nous l’avons appris à l’école où comme nous le faisons aujourd’hui pour écrire un mail ou un post. Adressez-vous à votre cible comme si vous lui parliez, avec des mots simples, de l’émotion, de la légèreté tout en essayant d’être clair et agréable dans votre propos. Cela implique d’écouter ce que vous écrivez pour juger du résultat.
Vous le lisez à voix haute où, mieux, vous le faites lire par quelqu’un.
Le vocabulaire choisi est familier pour vos cibles.
Vous faites de petites phrases simples et courtes, parce qu’elles maintiennent mieux l’attention du lecteur.
Chaque mot, chaque phrase doit servir à emmener votre lecteur dans la suite de l’histoire. Une seule idée à la fois, ça évite de perdre votre lecteur.

FAIRE TESTER ET RE-TRAVAILLER
Vous aurez vite besoin de regards extérieurs pour conforter vos choix ou mettre le doigt sur ce qui « accroche » ou ne fonctionne pas.
L’idéal est de le soumettre à plusieurs représentants de la cible, mais a-minima un membre de votre équipe peut suffire.
L’important est de faire tester la version audio de votre script. Vous l’enregistrez sur un téléphone ou vous lui lisez.
Laissez-vous la possibilité de revenir sur le texte pour intégrer leurs retours :
– Qu’est-ce qu’ils retiennent au final (par rapport à votre objectif principal)?
– Cette histoire donne-t-elle envie de l’écouter (un peu, beaucoup, pas du tout) ?
– C’est trop court, bien ou trop long?
– Est-ce que cela sonne juste ? Est-ce qu’on y croit ?
– Est-ce que ça les fait sourire ou rire parfois ?
– Quels sont les endroits où ils décrochent ?
– Quelles sont les expressions qui ne fonctionnent pas ?

SAVOIR CONCLURE
Votre fin devrait être influencée par ce que vous voulez que votre public pense. C’est la morale de l’histoire, une phrase puissante qui permet de prendre de la hauteur tout en ouvrant des perspectives.

DURÉE
ALWAYS THINK USERS
Les 5 premières secondes sont primordiales si vous ne souhaitez pour accrocher l’attention de l’internaute.
En cette ère de l’instantanéité, la plupart des gens sont pressés et veulent avoir de l’information sans perdre de temps.
Une bonne vidéo dure max 2 min 30
Vidéos jusqu’à 60 secondes
Il est donc important de créer des capsules concises et de courte durée. Si vous avez beaucoup de choses à dire, il est préférable de couper votre capsule en plusieurs séquences. À la fin de chacune, invitez les gens à regarder la suivante.
Aujourd’hui, lorsqu’on parle de vidéos digitales, on veut dire quelques secondes (vs quelques minutes il y a encore 1 an).
Le format de vos vidéos doit pouvoir s’adapter aux différents réseaux : si sur Twitter ou Instagram, on reste sur des formats très courts (140 secondes maximum sur Twitter, 60 sur Instagram), les vidéos peuvent être un peu plus longues sur Facebook. Le format idéal ? Moins de 20 secondes sur Twitter et Instagram, et moins d’une minute sur Facebook.
La plupart des internautes consultent ces vidéos directement sur leur fil d’actualité, où vos publications seront en concurrence avec d’autres contenus. En effet, en moyenne, seuls 10% des fans de votre page Facebook verront vos publications sur leur fil d’actualité. Plus vos vidéos seront longues, et plus ce sera compliqué de retenir leur attention !

RYTHME
Choisir le rythme: l’envie de regarder jusqu’au bout le contenu d’une vidéo dépend beaucoup, peut-être inconsciemment, de son rythme. La vitesse de la bande est à définir selon le contenu de la vidéo.
Par exemple, pour les tutoriels dans des domaines comme la cuisine, la mode ou la beauté, le mode accéléré, pour voir toutes les étapes, de la première au résultat final, est tout à fait adapté et ludique pour celui qui visionne le contenu.
Faites une introduction courte et percutante
L’auto-play interpelle les internautes et les incite à regarder vos vidéos. Mais encore faut-il savoir capter leur attention ! Pour qu’une vidéo soit efficace, l’internaute doit être séduit dans les 5 premières secondes. Bannissez les introductions longues et sans intérêt, privilégiez les introductions rapides et dynamiques, sans « fondu noir » ou autre effet de montage.

LE SON
Le son doit être justifié : parfois un film muet peut avoir beaucoup d’impact
Il est indispensable pour la vidéo d’un concert et agréable dans une vidéo de paysage pour plonger l’utilisateur dans l’atmosphère du lieu.
Mais quand le bruit d’arrière-plan n’est pas nécessaire, il est parfois indiqué de le remplacer par une musique. C’est ce que proposent des applications à l’instar d’Instasize.
Pour les vidéos de montage photos par exemple, où les images défilent très vite,la musique apportera réellement quelque chose à votre publication.
La navigation mobile a cependant quelques contraintes : peu de temps pour lire les publications, consultation en mobilité / dans les transports en commun… mais surtout, le son est souvent désactivé ! Pour éviter de frustrer les internautes et passer à côté de votre objectif de visibilité, privilégiez les vidéos sans son. Vous ne pouvez pas vous passer du son ? Pour les vidéos intégrant des témoignages ou de la voix off, pensez à intégrer systématiquement des sous-titres.
Assurez-vous de la bonne qualité sonore des enregistrements, qui dépend d’une part du type de micro utilisé, de la qualité sonore de l’environnement, de l’isolation et de la résonance de la pièce où vous enregistrez. Attention également aux bruits de bouche, à la qualité du micro et aux différents bruits parasites comme la ventilation de l’ordinateur ou autre. On peut faire des vidéos de qualité acceptable sans avoir pour autant un studio professionnel, mais cela demande un peu de travail de préparation.

EXEMPLES DE VIDÉOS D’ENTREPRISE

Vidéo « Histoires drôles d’entreprise » : vous pouvez par exemple demander à une poignée d’employés de vous raconter l’histoire la plus drôle qui soit arrivée au bureau. Il peut également s’agir d’une anecdote liée à un client.
Vidéo « J’aime mon job » : réalisez des interviews en one-to-one d’employés et demandez-leur pourquoi ils aiment et sont fiers de leur travail. Faites-les parler des spécificités de leur fonction.
Vidéo « Vis ma vie » : choisissez un employé qui a des fonctions particulièrement intéressantes et qui est à l’aise devant la caméra et filmer-le durant sa journée de travail.
Vidéo « Raconte-moi ton travail » : six mois après l’arrivée d’un employé dans l’entreprise, réalisez une interview en face-à-face de ce dernier et demandez-lui de décrire de la façon la plus réaliste possible les aspects plus ou moins positifs de son travail. C’est beaucoup plus simple que de réaliser une vidéo « Vis ma vie ». Ces vidéos sont très utiles dans le cadre d’une campagne de recrutement.
Vidéo « Qu’allez-vous faire demain ?  » : l’intérêt de toute conférence est de dégager des leviers d’action. Demandez à vos employés ce qu’ils ont retenu d’une réunion ou d’une conférence et les actions qu’ils ont l’intention de mener.
Vidéo “Compte-rendu d’événement” : réaliser un résumé de 5 minutes d’un événement pour les employés qui n’ont pas pu y assister
Vidéo « Histoire de l’entreprise » : demandez à vos employés de raconter l’histoire de l’entreprise avec leurs propres mots. Cela pourra également donner des indications sur le degré de connaissance des employés sur l’entreprise.
Vidéo « Comment c’est fabriqué ? » : réalisez une vidéo qui montre étape par étape comment votre produit est fabriqué. Attention néanmoins de ne pas révéler les secrets de fabrication qui ne doivent être connus de la concurrence.
Vidéo « Démos client » : demandez à l’un de vos clients de faire une démo sur la manière dont ils utilisent votre produit.
Vidéo « Tutos » lié à votre produit : créez des vidéos « tutos » en lien avec votre produit.
Vidéo « Les hauts et les bas » : demandez à un dirigeant de raconter ses plus grands succès et échecs. Qu’en ont-ils tiré ?
Vidéo « Testez mon produit » : demandez à des personnes de tester votre produit et celui des concurrents pour recueillir leurs réactions.

LES VIDÉOS DE COURS / MOOC

Les 2 types de vidéo pour le web :
Les vidéos gratuites de promotion (YouTube, Facebook, lancements) : ces vidéos doivent avoir du rythme et attirer l’attention car elles se retrouvent en concurrence directe avec toutes les autres vidéos présentes sur le web.
Les vidéos payantes de cours (présentes dans votre Espace Membre sécurisé) :c’est maintenant le moment de prendre le temps nécessaire à une bonne pédagogie et à la compréhension de votre sujet d’enseignement.
Rapidité et efficacité : Webcam, Micro de proximité, Slides type Powerpoint, Capture d’écran avec Camtasia, Interviews avec Zoom.
Trop compliqué : Fond vert, téléprompteur, scripts pré-écrits, Musique, logo, animations, Tournage en extérieur, Caméra DSLR

DURÉE
En ce qui concerne la durée des vidéos, nous recommandons de ne pas faire de vidéos trop longues. Dans la pratique, découper en morceaux de 5 à 15 minutes. Quitte à couper en plusieurs morceaux une vidéo. Ce n’est pas vraiment une question de pédagogie, c’est également une question de commodité. Beaucoup de participants vont consulter vos ressources sur des temps de pause, dans les transports. Tout le monde ne passe pas nécessairement ses week-ends sur. Faire des vidéos trop longues, cela impose aux utilisateurs de devoir systématiquement retrouver l’endroit où ils s’étaient arrêtés.

CONTENU
Concernant le contenu des diapositives (si vous en avez), quelques conseils : Ne pas surcharger la diapositive de texte, les supports visuels n’ont pas vocation à être autoporteurs. Évitez au maximum de lire du texte qui est écrit sur la diapositive. Soignez autant que possible l’apparence des diapositives, et des supports en général, c’est assez important mine de rien. En effet, Il vaut mieux éviter de lire textuellement ce qui est écrit sur les diapositives, et il est préférable de ne pas rédiger des phrases complètes ou trop longues, car d’une part l’information est redondante entre ce qui est dit et ce qui est écrit, et d’autre part les diapositives sont des supports venant appuyer la communication orale. Ces supports n’ont pas vocation à être autoporteurs.
L’un des ingrédients essentiel, c’est l’aisance de l’enseignant ou du formateur. Etre à l’aise face à une webcam ou à une caméra, ce n’est pas automatique; cela demande un certain entraînement. Si vous êtes capables d’improviser facilement, tant mieux, vous pourrez faire des vidéos au format “Camtasia” sans trop de difficulté. Si vous avez besoin d’un prompteur, alors il vous faudra rédiger le script. Cela peut prendre beaucoup de temps, mais je suis sûr que vous arriverez à valoriser ce travail par ailleurs, ne serait-ce qu’en introduisant des sous-titres.
L’avantage avec le prompteur, c’est que vous hésitez moins, vous n’oubliez rien d’important, et vous pouvez travailler la qualité de votre discours en amont, voir demander des retours avant de passer face à la caméra, car après il sera trop tard. Même si vous n’écrivez pas de script, je vous recommande de réaliser un plan pour chaque vidéo. Déjà, c’est plus simple si vous voulez que l’on vous fasse des remarques sur le déroulé du cours, en particulier si vous êtes plusieurs enseignants ou formateurs et que vous souhaitez vous coordonner en amont.
Les vidéos et les supports de cours sont un peu une vitrine de votre travail. Faites au mieux avec le temps et les ressources que vous avez à votre disposition, sans pour autant ne faire que ça, car vous allez avoir de nombreuses autres choses à gérer durant le MOOC. Même si c’est un ingrédient important de la réussite d’un MOOC, il ne faut pas non plus que la conception des vidéos ne phagocyte toute votre énergie.

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