SOMMAIRE

LE CADRAGE
TYPES DE CADRAGES
(VUES EN PLONGÉE / CONTRE PLONGÉE / CHAMP/CONTRE CHAMPS…)
LA RÈGLE DES TIERS
ÉCHELLES DE PLANS
LA RÈGLE DES 180
LES MOUVEMENTS DE CAMERAS
RÉGLAGES CAMERA
EXPOSITION
PROFONDEUR DE CHAMP
OBTURATION
BALANCE DES BLANCS
MISE AU POINT
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LE CADRAGE

TYPES DE CADRAGES
Multiplier les axes et les focales en hésitant pas à se déplacer pour chercher l’intérêt d’un cadre.
Cadrer c’est créer du hors champ. C’est ouvrir une fenêtre sélective et laisser le spectateur imaginer ce qui se trouve autour.
L’angle que l’objectif forme avec le sujet filmé n’est jamais objectif. Il permet en effet de placer le regard du spectateur à un niveau particulier, intuitivement reconnu comme étant valorisant ou dévalorisant.
Eviter les plans rapprochés du visage au grand-angle, qui déforment les traits et les rendent fuyants. Préférez, l’emploi du zoom qui réduit la profondeur de champ et valorise le sujet principal, en cherchant le bon profil du sujet.

RESTER NEUTRE
Le caméscope est situé à la hauteur de vision habituelle d’un adulte, objectif dirigé à l’horizontale. On induit ainsi une idée d’observateur simple spectateur impartial de l’action, en principe non impliqué dans celle-ci.

VUE EN PLONGÉE
Le point de vue est situé très haut par rapport au sujet, caméscope à 45°, objectif dirigé vers le bas. Le sujet vu sous cet angle apparaît écrasé, fragilisé, humain.

CONTRE PLONGÉE
Le caméscope est placé très bas par rapport au sujet, objectif à 45° ou complètement dressé vers le haut. Le sujet vu sous cet angle apparaît alors plus grand, parfois trop, puissant, solide et divin. Cette contre-plongée induit en revanche l’idée d’une situation de faiblesse pour l’observateur.

LA PROFONDEUR DE CADRE
Schématiquement, l’œil humain effectue un balayage de gauche à droite puis de haut en bas. Les lignes horizontales qui évoquent usuellement le calme. Elles s’opposent aux verticales, plus difficiles à lire, qui affecte l’image d’une certaine rigidité. Les lignes obliques procurent rythme et dynamique.
Jouez avec les lignes de fuite d’un monument par ex, si vous placez ces lignes en diagonale dans le cadre, grâce à une contre plongée par ex, le sujet n’en sera que plus valorisé.
Attention aux lignes de fuite quand vous filmez et cadrez des monuments en forte contre plongée pour les conserver au maximum dans le cadre. Même si vous n’utilisez pas de grand-angle, vous risquez de voir les verticales s’incliner et converger en hauteur. Prenez plutôt le parti de filmer depuis un point surélevé.
Prenez la bonne habitude, avant de filmer, de vous déplacer tout autour du plateau et de repérer les lignes de fuite les plus fortes. Elles vous aideront à créer une sorte d’entonnoir visuel conduisant le regard du spectateur dans la direction souhaitée. Le sujet est ainsi bien décollé du fond à toutes les valeurs de focale.
Pour créer ou renforcer la sensation de profondeur, il suffit souvent de jouer sur les réglages ou la position du caméscope et d’agencer différemment les éléments dans le cadre.
Lorsque le décor s’y prête, la plongée s’avère très efficace pour produire une sensation de relief.
Sachant que le téléobjectif écrase les perspectives et « aplatit » l’image, privilégiez les focales moyennes ou larges qui allongent les lignes de fuite.
De plus, le grand angle permet souvent d’inclure un ou plusieurs éléments utiles pour suggérer l’échelle des distances.
Une forte contre plongée peut aussi créer un bel effet de profondeur, vous renforcez l’impact du sujet en donnant l’illusion qu’il est plus grand et plus fort qu’en réalité.

BIEN PLACER L’HORIZON
Par convention, accordez au ciel une valeur d’un tiers d’écran, et deux tiers au reste du décor.
L’horizon peut se situer aussi au milieu du cadre si le ciel est très intéressant ou si l’horizon ne se comporte pas comme une ligne droite (ex : paysage montagneux)

JOUER AVEC LES AVANT-PLANS
Les premiers plans dynamisent les prises de vues, ils accrochent le regard du spectateur qui peut flâner dans le reste de la scène selon des lignes directrices plus ou moins accentuées. Mais un avant-plan apporte aussi une valeur esthétique forte, car les effets du voile atmosphérique sont moins prononcés sur les éléments les plus proches de l’objectif.

CHAMP/CONTRE-CHAMP
Profitez du statisme relatif des protagonistes (ex : bataille de boules de neige). Rapprochez vous et réalisez des champs contre champs. Ils ont l’avantage de dynamiser une situation où les sujets sont de face.
Alternez les plans serrés sur chacun en laissant de l’espace visuel devant eux (ne collez pas leur nez contre le bord du cadre). Restez toujours du même côté de façon à ne pas inverser le sens de leur regard (ne traversez pas la ligne imaginaire qui les sépare).
Il faut que d’un plan au suivant le spectateur garde la sensation qu’ils sont de face.

FILMER LES GRANDS ESPACES
Cela doit rimer avec grand angle. Puisque vous montrez de la beauté, laissez au spectateur le temps de la savourer en optant pour une vitesse de rotation lente mais très régulière. Par ailleurs, prenez la bonne habitude de commencer et finir l’enregistrement par un plan fixe durant 5 secondes.
Prendre des images de paysages en marchant est à exclure ! On peut pour cela utiliser notre corps position assise en tailleur comme support. Attention à l’horizontalité d’un plan : Une prise de vue légèrement penchée peut passer inaperçue, un paysage penché c’est vraiment moche !

LA RÈGLE DES TIERS
La règle des tiers est très connue par les photographes et devrait être aussi connue par les vidéastes. Pour info elle est issue de la règle d’or des peintres classiques. Elle consiste à découper l’image en 3 parties horizontales et 3 parties verticales. Aux croisements de ces lignes se trouvent les zones de force de l’image, les zones où le regard vient se poser naturellement.
Ne centrez pas vos sujets mais placez-les sur ces points d’intersection lorsque vous faites vos prises de vue. Ou au pire sur une de ces lignes. Si vous faites une interview par exemple ou si vous filmez une seule personne, placez la sur une des lignes verticales. Vous pouvez respecter cette règle ou au contraire ne pas la suivre pour donner un aspect particulier à vos vidéos. Un effet symétrique par exemple. Ou bien centrer un personnage en particulier dans un film pour lui donner de l’importance dans la narration de votre histoire. Pour vous y aider la plupart des appareils permettent l’affichage de cette grille des tiers au moment du tournage. Je vous conseille de l’activer.

– les points rouges symbolisent les points de forces qui attireront le regard du spectateur
– les lignes bleues symbolisent les lignes de force qui aident à structurer notre image

– laisser de l’air au-dessus mais pas trop car risque de perte du regard,
impression d’écrasement, de tassement
– respecter les lignes de fuite ex : route
– mettre dans un angle les perspectives / diagonales

ÉCHELLES DE PLANS
PE (Plan d’Ensemble) choisir une courte focale inférieure à 35mm
PM (Plan Moyen) – PR (Plan rapproché) 35 à 50 mm
GP (Gros Plan) ou TGP (Très Gros Plan) – 85mm et au-delà
– plus la focale est longue plus on augmente le risque de bougé

LA RÈGLE DES 180
Pour celles et ceux qui veulent filmer un dialogue pour un court-métrage, il existe une règle d’or pour cela qui s’appelle la règle des 180°. C’est une règle tellement simple et logique que les cinéastes l’ont appelé comme ça. Mais si vous ne la respectez pas pour filmer un dialogue, vous risquez d’embrouiller le spectateur par rapport à la perception de la scène. Cette règle permet en fait de créer une sorte de « symétrie logique » entre les protagonistes. Imaginez deux personnes en face l’une de l’autre qui se parlent. Tracez une ligne droite d’une personne à l’autre.
Pour filmer chaque acteur il faudra placer votre camera du même côté de la ligne. Dit comme ça cela parait simple…Imaginons l’acteur 1 à gauche et l’acteur 2 à droite. Pour filmer l’acteur 1, on va placer notre caméra du coté épaule gauche de l’acteur 2. Ensuite (ou en même temps si vous avez 2 caméras) pour filmer l’acteur 2, on va placer la caméra du coté épaule droite de l’acteur 1. Notre caméra n’aura ainsi pas traversé cette fameuse ligne droite tracée entre les 2 acteurs. Et la règle des 180° aura été respectée.
Pour appuyer cette règle, vous pouvez intégrer une amorce. C’est quoi une amorce ? Exemple: vous filmez l’acteur 1 en plaçant la caméra du coté épaule gauche de l’acteur 2 et vous intégrez dans le cadre une partie de l’acteur 2. Son profil arrière ou son épaule par exemple apparaitra flou et fera ressortir l’autre acteur net. On est encore plus impliqué dans le dialogue de cette façon et on voit à qui s’adresse le comédien.

LES MOUVEMENTS DE CAMERAS

PLANS FIXES
80% de la totalité des plans
Si absence de pied – être en courte focale et écarter les pieds + fléchir les jambes
L’immobilité paraît moins adéquate en vidéo qu’en photo. Enchaîner les séquences à la façon d’un diaporama (en moyenne 3 à 5 sec par plan) ou alors trouver un élément naturel ou humain donnant un peu de vie (ex le vent dans les branches ou un pêcheur dans sa barque…). Filmer le sujet en téléobjectif puis revenir en grand angle lentement pour laisser découvrir la splendeur du paysage au spectateur.

PANORAMIQUE
Déplacement de la caméra sur son axe (latéral – vertical – diagonal)
– sert à la description d’une scène
– sert de liaison entre un point A et un point B
Toujours laisser tourner 5 sec avant et après un mouvement.
Pour réaliser un panoramique (pano) aux arrêts francs et nets, il faut désactiver le stabilisateur optique (steadyshot). Surtout si vous filmez en mode progressif, privilégiez les mouvements lents pour éviter tout aspect saccadé à l’image. De plus, si votre panoramique vous conduit à filmer des sources de lumière présentant des températures de couleur différentes, tentez la balance des blancs automatique.
Les pieds sont dirigés vers la fin du panoramique alors que le haut du corps est orienté vers le début du plan.
Si vous tournez un panoramique de gauche à droite et que, pour avoir le choix, vous voulez le même panoramique de droite à gauche, prenez quand même le temps d’appuyer sur le bouton arrêt entre les deux prises de vues, pour obtenir au final deux plans distincts.

TRAVELLING
Déplacement de la caméra sur une ligne – ex : dolly – rails – sliders
L’avantage du travelling, éventuellement combiné à des panoramiques, est de permettre une plus grande variété de cadrages qu’à partir d’un point de vue unique fixe n’autorisant que de simples panoramiques. On évite ainsi la répétition de mouvements de caméra limités n’offrant que des points de vue peu variés et risquant fort, à la longue, de lasser le spectateur.
Genoux légèrement fléchis pour amortir les cahots du sol.
Vos pas doivent glisser tels des patins en rigidifiant le haut du corps.
Tenir le caméscope plus bas, plus proche du centre de gravité, voire tenu à bout de bras, marcher lentement au grand angle. Bien gérer sa respiration, car cela limite l’amplitude de la cage thoracique.
Etre en focale courte pour bouger (travelling)

PLAN DRONE
Permet d’enchaîner panos + travellings

RÉGLAGES CAMERA

EXPOSITION
Le réglage de l’exposition consiste à réguler la quantité de lumière qui pénètre dans l’appareil via l’objectif.
– IRIS = diaph
– SENSIBILITE  = ISO (100 à 6000) + gain (en db)
Quand vous êtes dans une situation de sous-exposition, il suffit de déplacer légèrement la caméra ou de zoomer sur l’élément principal pour qu’il soit mieux pris en compte.
La meilleure technique consiste à passer en mode auto et à rapidement zoomer au maximum sur le sujet, pour obtenir la bonne valeur d’éclairage, puis à dé zoomer vers le cadre original, tout en basculant en mode manuel pour bloquer les réglages.
La température extérieure du caméscope est réglée sur 5600°k alors qu’un ciel nuageux peut atteindre 10000°k.
L’ouverture du diaphragme est désignée par un nombre f/… retenez que plus ce chiffre est petit (par ex f/1.4) et plus la quantité de lumière parvenant au(x) capteur(s) est importante (diaphragme grand ouvert).
Inversement un grand chiffre (par ex 1/16) indique une faible quantité de lumière entrant dans l’objectif (diaphragme très fermé).
De f/4 à f/2.8, le capteur reçoit deux fois plus de lumière.
– Histogramme
les noirs à gauche, les blancs à droite, une bonne exposition se situe au lieu

PROFONDEUR DE CHAMP 
Diaph ouvert = profondeur de champ faible – effet flou
C’est la zone dans laquelle l’image est nette (zone de netteté).
Plus le diaphragme (iris) se ferme et plus elle augmente.
Autrement dit, au soleil, l’iris va se fermer pour réduire la quantité de lumière qui pénètre par l’objectif dans l’appareil et offrir une grande zone de netteté, comprise entre 3 m et l’infini, par ex.
C’est évidemment l’inverse en faible éclairage où, cette fois, le diaphragme est ouvert au maximum.
Quand on veut créer un effet de flou arrière pour mettre en valeur un premier plan, il faut ouvrir le diaphragme.
Plus la focale est élevée et plus la zone de netteté rétrécie.
En forte lumière, avec une position grand-angle, on est au maximum de profondeur de champ.

OBTURATION
La vitesse d’obturation normale en vidéo est de 25 images par seconde (1/50 car 50 trames ou demi-images). Ainsi on dit que la vitesse normale en prises de vues vidéo est de 1/50 de seconde.
Pour accroître la sensibilité du caméscope, on peut réduire cette vitesse c’est-à-dire laisser l’image exposée plus longtemps et donc améliorer sa sensibilité en faible lumière.
A l’inverse, l’augmentation de la vitesse d’obturation améliore la reproduction des contours dans les mouvements rapides.
SHUTTER = vitesse – presque toujours à 1/50è en vidéo – 1/100è pour le sport – 1/25è pour une nature morte

BALANCE DES BLANCS
Ce qui nous apparaît blanc dépend directement de la lumière qui éclaire le sujet, et bien sûr de la matière éclairée. Si on peut facilement maîtriser cette dernière, la lumière est très variable. Il faut donc « compenser » pour que le blanc reste blanc.
Pour tenir compte de la lumière qui éclaire la scène, il faut « faire la balance des blancs », c’est à dire indiquer à l’appareil la référence qui sera considéré comme blanc.
Remplir le champ (au moins 80 %)
Si un sujet a le teint quelque peu « cachet d’aspirine » on peut réchauffer la scène en couleurs plus chaudes.
L’ouverture du diaphragme détermine la quantité de lumière introduite dans l’appareil à travers l’objectif mais en aucun cas sa qualité, traduite par la couleur, et réglée par la balance des blancs.
La lumière artificielle (3200°k) correspond à la lumière tungstène (orangée) et celle de la lumière du jour (5500°k) équivaut à une lumière riche en bleu.
La solution de base en mode manuel consiste à viser une surface blanche de la scène filmée.
Lumière du jour (extérieur) = 5600°Kelvin
Lumière artificielle (intérieur) = 3200°K

MISE AU POINT
La mise au point doit être manuelle.
Le système autofocus ne fonctionne pas correctement dans les situations suivantes :
– quand deux sujets sont situés à des distances différentes et se recoupent dans une même scène
– lorsque l’éclairage est faible, ou qu’il y a peu de contraste,
– quand la lumière se réfléchit à la surface de l’eau…
On parle de « pompage » surtout en AF quand le flou alterne avec le net.
Pour une mise au point manuelle très précise, il faut zoomer au maximum (plage optique uniquement) sur le sujet afin de réduire la profondeur de champ.
Autre solution : fermer le diaphragme pour augmenter la profondeur de champ et réduire la vitesse d’obturation afin de compenser cette fermeture.
Pour un meilleur piqué avoir un diaph aux alentours de 5.6.

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